Voici pourquoi Jakub Dobes a été sélectionné aussi tard lors du repêchage de 2020
Crédit photo: Timothy T. Ludwig-Imagn Images
Depuis le début des séries éliminatoires, un nom s'impose avec insistance dans le camp du Canadien de Montréal : Jakub Dobeš.
Le gardien tchèque de 24 ans est devenu l'un des principaux artisans des succès actuels du Tricolore. Déjà solide en saison régulière, le numéro 75 a réussi à hausser son niveau de jeu de façon marquée au moment où l'intensité s'est accrue en séries.
Sa performance lors des deux matchs numéro sept de son équipe a particulièrement retenu l'attention. Dans des contextes où la pression était à son maximum, Dobeš a affiché un calme remarquable devant son filet, semblant imperméable à l'enjeu.
Il a présenté une moyenne de buts alloués de 1,34 et un taux d'efficacité de 0,956 dans ces deux rencontres décisives, se positionnant clairement comme l'un des joueurs les plus déterminants du Canadien à ces moments charnières.
Un contraste frappant avec le jeune gardien repêché en cinquième ronde en 2020, dont le parcours n'a pas toujours reflété le potentiel observé aujourd'hui.
Une sélection tardive qui s'explique autrement
Selon son ancien entraîneur, David Wilkie, le fait que Jakub Dobeš ait été sélectionné aussi tard au repêchage ne serait pas lié à son talent brut, mais plutôt à des aspects mentaux qui ont suscité des interrogations à l'époque.
Autrement dit, ce n'était pas la technique qui posait question, mais bien la constance dans l'approche et la gestion de certaines situations.
« Vous savez, les problèmes de Jakub Dobes ont toujours été liés à sa confiance en lui, à sa résilience.
Je pense que c'est en grande partie pour ça qu'il a été repêché plus tard.
Franchement, regardez où il en est maintenant. Jakub Dobes aurait probablement dû être sélectionné à la fin du premier tour ou au début du deuxième. » - David Wilkie
Je pense que c'est en grande partie pour ça qu'il a été repêché plus tard.
Franchement, regardez où il en est maintenant. Jakub Dobes aurait probablement dû être sélectionné à la fin du premier tour ou au début du deuxième. » - David Wilkie
À la lumière de ses performances actuelles, il devient difficile de contester l'analyse de son ancien entraîneur : Jakub Dobeš joue avec l'allure d'un gardien qui aurait pu être sélectionné bien plus tôt, possiblement dès les deux premières rondes.
Ce qui s'est produit depuis relève surtout d'un processus de maturation rarement linéaire chez les gardiens. Dobeš a, en quelque sorte, corrigé l'un des principaux questionnements qui entouraient son profil : sa gestion des moments difficiles.
Le travail effectué avec Pete Fry, spécialiste du développement mental, semble avoir joué un rôle déterminant. Confiance, stabilité émotionnelle et capacité à rebondir après une erreur faisaient partie des aspects ciblés, précisément ceux que son ancien entraîneur, David Wilkie, avait identifiés comme des points sensibles.
Avec le temps, ces éléments ont été progressivement transformés en forces, ce qui explique en grande partie l'évolution observée aujourd'hui.
Dans ce contexte, il est tentant de revoir le repêchage sous un autre angle et de considérer que le Canadien, dirigé à l'époque par Marc Bergevin, a réalisé véritable vol en le choisissant aussi tardivement.
Au final, son parcours ne repose pas sur une transformation technique majeure, mais sur une évolution plus subtile et déterminante : la capacité à encaisser, à rester stable et à poursuivre son match malgré l'adversité.
Et en séries éliminatoires, cette qualité fait souvent toute la différence entre un gardien de passage et un joueur dont on se souvient longtemps.
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